C’est une journée historique dans la coopération énergétique entre les deux Congo. Après de longues tractations étalées sur près de trois ans, la Société nationale d’électricité de la République démocratique du Congo (SNEL SA) et Énergie électrique du Congo (E2C SAU) ont paraphé, samedi 20 décembre à Kinshasa, un protocole d’accord pour l’échange d’énergie, en présence de Sakombi Molendo, ministre RD-congolais des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, et de son homologue de l’autre rive du fleuve Congo, Émile Ouosso. Cet accord vient poser les bases d’une nouvelle phase de collaboration énergétique entre Kinshasa et Brazzaville. Les deux ministres ont souligné la portée stratégique et historique de cet accord, issu d’un processus technique et institutionnel particulièrement exigeant.
Après la signature du MoU par les directeurs généraux des deux sociétés, le ministre Sakombi Molendo a salué des « échanges juridiques et techniques » menés en amont, appelant à une formalisation rapide du contrat et à sa mise en œuvre effective dans un climat de confiance, de transparence et de responsabilité, afin d’ouvrir la voie à une meilleure gestion des flux énergétiques.
« Ce résultat témoigne de notre volonté commune de bâtir un partenariat structuré, équilibré et pérenne », a fait savoir le ministre Sakombi, insistant sur la confiance mutuelle et l’intérêt partagé. Convaincu de la volonté politique des deux pays, il a émis le vœu de voir ce projet aboutir afin d’atteindre l’intégration énergétique sous-régionale. « La mise en place de ce cadre contractuel clair, consensuel et transparent marque une étape décisive vers une coopération mieux structurée et durable », a-t-il poursuivi.
Au-delà de l’échange d’électricité, ce partenariat s’inscrit dans la vision plus large de la « Boucle de l’amitié », une initiative qui intègre les deux Congo et l’Angola. Pour Sakombi, cette boucle est une « véritable incarnation de l’esprit de l’amitié » entre les trois pays. À terme, le patron du secteur énergétique en RD-Congo ambitionne de renforcer la sécurité énergétique, de rationaliser l’utilisation des capacités de production existantes et de soutenir un développement concerté au profit des populations riveraines.
Le protocole d’accord signé entre les deux pays porte sur le partage de 30 mégawatts d’énergie électrique. Bien avant d’arriver à cette étape, les experts des deux sociétés ont longuement discuté des différents aspects de ce deal énergétique. Ces travaux préparatoires ont notamment permis de définir les mécanismes de tarification, de qualité de l’énergie et de suivi.
Avec AfricaNews




