Le monde de la musique congolaise est en deuil. Henry Kamboma, connu sous le surnom de « Roi de Munzanzama », s’est éteint après une longue lutte contre la maladie. Figure respectée du rythme, du mouvement et de la créativité scénique, il laisse derrière lui un héritage artistique qui aura marqué plusieurs danseurs et mélomanes des deux Congo.
Un artiste enraciné dans la culture populaire
Originaire de Kikwit, dans la province du Bandundu, Henry Kamboma s’est imposé à Kinshasa comme un artiste complet : compositeur, chorégraphe et danseur de talent. Son nom a traversé les frontières musicales grâce à son titre culte « Keba na Mayi Ndombe », chanson qui l’a révélé au grand public congolais.
Proche de King Kester Emeneya et de Werrason, il a longtemps évolué dans leur sillage sans jamais perdre son identité artistique. Sur scène, sa créativité explosive et sa maîtrise du rythme faisaient de lui une icône du Munzanzama, cette danse typiquement kinoise qu’il a contribué à populariser.
Une vie marquée par la passion et la persévérance
Malgré la maladie qui le rongeait depuis plusieurs années, Henry Kamboma n’avait jamais renoncé à sa passion pour la musique. Entre hospitalisations et retours à domicile, il continuait à composer et à conseiller les jeunes artistes. Sa célèbre exclamation
« Henri ye, Henri ye, Henri ye… aza na ngoe kotsho kotsho ! » restera à jamais gravée dans la mémoire collective comme un cri de vitalité et de fierté artistique.
Une pluie d’hommages
De nombreux artistes, parmi lesquels Werrason, lui ont rendu visite durant sa maladie, témoignant du respect et de l’estime qu’il inspirait dans le milieu musical. Depuis l’annonce de sa disparition, les réseaux sociaux se sont remplis de messages de condoléances et d’hommages sincères.
« Le Roi est mort, vive le Roi ! Ses œuvres parleront pour lui », a déclaré un proche collaborateur, ému.
Un héritage immortel
Henry Kamboma s’en va, mais ses pas de danse, ses compositions et son énergie continueront d’habiter les scènes de Kinshasa, de Brazzaville et d’ailleurs. À travers des titres comme Mayeno ou Keba na Mayi Ndombe, il a su inscrire son nom dans le grand livre de la musique congolaise.
Le Roi de Munzanzama s’est éteint, mais sa voix et son rythme résonneront longtemps encore dans le cœur des amoureux de la rumba et de la danse.
Deb’s Bukaka




